LE RÔLE IMPORTANT DE L’ANALYSE DU CYCLE DE VIE

Afin de minimiser l'impact environnemental de notre environnement bâti, nous avons besoin de moyens robustes et transparents pour optimiser les décisions au niveau de toutes les phases d'un bâtiment, d’une route ou d’autres projets d'infrastructures.

L’utilisation d’une approche holistique telle que l’analyse du cycle de vie (ACV) est la clé pour nous aider à concevoir, construire et entretenir des bâtiments et des infrastructures ayant une empreinte carbone nettement plus faible.

L’ACV permet de mesure l’empreinte carbone d'un produit (e.g., le béton) ou d'un projet (e.g., un bâtiment ou une route) en examinant toutes les étapes de sa vie — de l'extraction des matières premières à la fabrication, la distribution, l'utilisation et la fin de .

Par exemple, des études basées sur l'ACV ont démontré que, selon son lieu et sa durée de vie, plus de 90% des émissions d’un bâtiment proviennent de la consommation d'énergie durant son opération. De même, plusieurs études ont montré que l'impact environnemental de la phase "utilisation" de nos autoroutes et routes est plus grand que celui de toutes les autres phases du cycle de vie d'une chaussée, y compris sa construction.

Une nouvelle étude déterminante réalisée par International Institute for Sustainable Development (IISD), Émissions manquantes : Lacunes en matière de comptabilisation du carbone dans l’environnement bâti , révèle que l'analyse du cycle de vie (ACV) demeure la meilleure approche pour mesurer les émissions de carbone, mais que davantage de données, de transparence et des normes ACV plus robustes sont nécessaires, en particulier en ce qui concerne la comptabilisation du carbone biogénique provenant des produits du bois.

Selon les chercheurs, ces ACV doivent être plus solides et transparentes et doivent comprendre une divulgation complète des hypothèses de recherche, si elles aspirent à guider les stratégies de réduction des GES et réduire les autres dommages environnementaux causés par les bâtiments et les infrastructures.

LA PERFORMANCE DU BÉTON AU LONG DU CYCLE DE VIE

Au Canada, l'industrie du béton a travaillé avec des experts du MIT, de l’Athena Sustainable Materials Institute et d'ailleurs pour identifier et mesurer la contribution du béton à la performance de durabilité sur le cycle de vie de nos bâtiments, routes et autres projets d'infrastructures.

Les études du MIT montrent que l'efficacité énergétique inhérente à la masse thermique du béton, qui représente des gains de 8% par rapport aux autres matériaux de construction, plus que compense pour les impacts intrinsèques du processus de fabrication du ciment et du béton.

De même, des études menées par l'Athena Sustainable Materials Institute montrent que sur une période de 50 ans, la construction, l'entretien et la réhabilitation des chaussées en béton n’utilise que le tiers de l'énergie requise pour les chaussées en asphalte.

La nouvelle étude réalisée par International Institute for Sustainable Development (IISD) et révisée par des pairs révèle que jusqu'à 72 % des émissions de carbone des produits du bois pourraient actuellement être omises des ACV des bâtiments et que lorsque ces émissions sont prises en compte, l'empreinte carbone intrinsèque du béton pourrait être jusqu'à 6 % moins intensive que celle des produits du bois.